Un an déjà… et si peu de perspectives.

Il y a un an, les élections municipales, tenues dans un contexte pré confinement, avec une abstention massive, reconduisaient confortablement la majorité municipale qui dirige la ville depuis 1989.

Une année particulière, puisque le conseil municipal n’a été installé qu’en juin et que la COVID 19 a fortement impacté l’activité municipale, comme elle a impacté nos vies.

Une année particulière, mais une année tout de même.

Et que s’est-il passé depuis un an ? Le service minimum !

Le premier débat d’orientation budgétaire du mandat, normalement temps fort puisque la majorité nouvellement élue y présente ses projets phares, s’est réduit à une heure d’un florilège de bonnes intentions du Maire :

  • Défendre le passé : tribunal, CCI, sous-préfecture (pour cette dernière, je n’ai jamais entendu dire qu’elle était menacée ?).
  • Flatter l’esprit de clocher local, en cherchant à devenir le chef-lieu du département
  • Citer les projets qui seront conduits par d’autres : l’agglomération (pôle de services autour de la gare, parc relais…), par la CCI (meilleure occupation de Parc-Expo), ou le département (‘’maison des solidarités’’).
  • Aucune précision sur les (nouveaux) projets du mandat : rien de plus précis que lors de la campagne municipale sur le marché couvert, les aménagements de Bordelan, la cyclabilité de la ville…

Où est la vision urbanistique de la ville ? Les chantiers sont toujours aussi nombreux produisant toujours plus d’immeubles dans une cohérence introuvable…

Où est le plan de maîtrise de la circulation automobile qui asphyxie la ville aux heures de pointe ? Où est le plan de développement des modes doux de déplacement ?

Où sont les projets concernant l’attractivité de la ville ? La commission qui en est en charge n’a été réunie qu’une fois et la crise de la Covid pourrait avoir un impact négatif fort sur le commerce de centre-ville.

Où est la vision sociale de la ville ?

Ne nous leurrons pas : derrière les grands investissements patrimoniaux, qui tiennent lieu de projet, derrière la gestion à minima, notre ville continue à prendre du retard, à ne pas faire de choix, à ne pas s’attaquer aux grands défis du moment.

Plus que jamais, nous restons contre ce qui n’est pas fait !

Face à cette absence de perspective, nous avons formulé lors du dernier conseil municipal deux grandes propositions : la première visant le développement de l’attractivité du centre-ville (Voir le projet) et la seconde : la valorisation du quartier de Béligny, les deux étant à conduire en parallèle d’un travail auprès des bailleurs sociaux sur la réhabilitation du parc social (Voir le projet).

2021, année d’inaction ou année du réveil ?

Notre tribune dans le journal municipal n° 134 daté de janvier


Depuis les vacances d’été, deux conseils municipaux, et seulement trois prévus pour le premier semestre 2021. En comparaison, le conseil de l’Agglo, avec une fois et demie plus de conseillers, s’est réuni et se réunira deux fois plus souvent.
Monsieur le Maire nous avait annoncé la présentation des objectifs du mandat en septembre. Notre groupe les a réclamés en octobre puis en décembre. En janvier, toujours rien. Il faudra attendre février et le débat d’orientation budgétaire. Heureusement, ce débat ne pourra pas être repoussé, il est inscrit dans la loi.
Alors quoi ? La majorité manque-t-elle à ce point d’idées ou de projets ? Veut-elle diriger en catimini, loin du débat public ?
Le début d’année est celui des vœux. Souhaitons avoir en février la présentation d’un budget ambitieux pour 2021, des perspectives pour les années suivantes, le tout assorti de la vision de la majorité sur l’évolution de notre ville.
Très belle et bonne année à tous !

Faire de chacun des 9 quartiers de Villefranche, un village dans la ville

Avant de vivre dans une ville, nous vivons dans un quartier. Villefranche, c’est 9 quartiers dont nous voulons faire les briques élémentaires de la rénovation de la ville.

Un quartier, c’est d’abord un cœur, le lieu de rassemblement et de rencontre naturelle des habitants, selon le cas, autour d’une place emblématique, d’un ensemble de commerces, de l’école, du parc ou du terrain de sports…

Rendons le quartier à ses usagers, encourageons et soutenons leurs initiatives.

Finissons-en avec ces quartiers insipides, à la circulation anarchique et sclérosée, où l’on est nombreux sans jamais se rencontrer.